Présentation du muséeHistoire de la frontièreDouane et fraudeTémoignagesJardin

Le gardien du musée...



...et son chien



Les visites guidées sont à privillégier



Un engin de fraude,
la moto d'Albert Capoen



Partie de la collection d'uniformes belges et français
Présentation du musée

Il était une fois une collection d’objets : des bornes, des documents, d’anciens costumes de douaniers, des outils, des machines à hacher le tabac, des bourles, des blattes, un ancien comptoir d’estaminet, des vieilles enseignes, des penthières, un papegay,
des cartes postales, la motocyclette d’Albert, un géant, une marmotte, des constateurs, des lits d’embuscade, des galoches à talon amovible, une romaine, des sondes, des tableaux avec des puces électroniques, une peau de panthère, une photo de Cartier-Bresson, des gravures, des ivoires, des chausse-trappes…
Cet inventaire à la Prévert, c’est le recensement de tout un monde disparu, le monde de la frontière.

Le musée de la vie frontalière présente cette collection qui prend tout son sens à Godewaersvelde, ville frontière dont certains habitants étaient fraudeurs, d’autres douaniers mais tous vivant en Flandre.
Le musée vous propose un parcours scénographique qui présente ces objets de façon documentaire et accessible à tous.
À l’accueil, chaque visiteur se voit remettre une plaquette illustrée en couleurs qui le guide de façon ludique. On se prend au jeu proposé d’autant plus qu’une surprise attend chaque participant à l’issue de sa visite.
Au début du parcours, c’est l’histoire de la frontière qui est contée et si le visiteur veut regarder aussi par le petit bout de la lorgnette les pièces présentées, c’est le quotidien de la vie frontalière qui apparaît à travers les anecdotes liées à certains objets ou documents présentés.
À l’étage mansardé, les vieilles enseignes, l’ancien comptoir d’estaminet créent un espace convivial où les arts et traditions populaires du Westhoek sont évoqués comme le tir à l’arc vertical, les jeux flamands, la colombophilie, etc. sans oublier le carnaval et les géants avec Henri le douanier, le géant qui habite le musée quand il n’est pas de sortie pour une fête ou une ronde de géants.
La visite se poursuit au rez de chaussée où sont présentés les outils et machines du fraudeur pour la fabrication des carottes de tabac et leur transformation en cigarettes. Pour les douaniers, toute une panoplie de sondes, d’appareils de mesure, balances, toises, etc. leur permettaient de vérifier poids, dimensions, quantités et qualité de ce qui passait à la frontière, que ce soient cochons, chevaux, poules, œufs, chocolat, tabac, vins et alcool, dentelle, toiles, draps, fumier, farine, dentelle, bijoux…
Impossible d’en faire l’inventaire ici et il faut voir au musée les anciens registres des douaniers où étaient détaillés toutes sortes de matériels et matières avec les taxes afférentes pour se rendre compte de la diversité et de la quantité de tout ce qui peut résulter de la production et des activités humaines…

Aprés avoir observé les outils et instruments évoquant les techniques de surveillance et de contrôle des douaniers, le visiteur découvre les ruses et systèmes des pacotilleurs et autres fraudeurs occasionnels qui étaient conçus pour déjouer la vigilance des agents des douanes au poste frontière… Ainsi, une poussette d’enfant révèle ses cachettes pour passer du tabac ou du chocolat. On peut voir aussi, entre autres, la motocyclette au réservoir trafiqué d’Albert Capoen, célèbre fraudeur du Westhoek.
Le visiteur pénètre ensuite dans la salle du musée consacrée à la contrebande organisée. La nuit, sur son lit d’embuscade, le douanier était à l’affût pour débusquer les fraudeurs. Parfois il y avait des combats violents avec mort d’homme. Avec les chausse-trappes, les douaniers tentaient d’arrêter les voitures de contrebande, véritables engins d’assaut conçus pour enfoncer les barrières des postes frontière…

En 1993, l‘Europe a levé les frontières et sur la ligne virtuelle de la frontière franco-belge, les bornes ont disparu et nous connaissons aujourd'hui la libre circulation des personnes et des marchandises…
De nos jours, la mission de l’administration des douanes, c’est la répression du trafic des stupéfiants, des armes mais aussi, par exemple, l’application de la convention de Washington réglementant le commerce des espèces animales et végétales protégées…

La visite du musée se termine par la présentation des nouvelles missions de la douane dans des domaines aussi divers que l’économie avec la contrefaçon, le social avec la traque des réseaux pédophiles, la santé avec le contrôle sanitaire, la protection des personnes avec le suivi de la traçabilité des matières à haut risque de contamination qu’elles soient d’origine nucléaire ou chimique, la protection du patrimoine artistique, etc.
Ces nouveaux enjeux ont entraîné une informatisation des services et l’utilisation des nouvelles technologies par l’administration des douanes afin de surveiller le territoire et contrôler les flux de marchandises et les réseaux numériques.
Aprés avoir présenté la vie frontalière à Godewaersvelde au 19ème et 20ème siècle,
microcosmique par beaucoup d’aspects, c’est une évocation macrocosmique des frontières contemporaines qui est proposée au visiteur pour conclure ou plutôt pour lui donner les moyens de prolonger sa réflexion sur le concept de frontière.

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Musée de la vie frontalière - 98, rue de Callicanes - 59270 GODEWAERSVELDE - contact : contact@musee-godewaersvelde.fr